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mercredi 12 janvier 2011

L'aspartame : polémique relancée



L’aspartame est peut-être l’ami de votre ligne mais pas  de votre santé, surtout si vous êtes enceinte. C’est en tout cas ce que tendent à montrer deux nouvelles études, une danoise et une italienne, selon Europe 1 qui a dévoilé les résultats hier. Pour ces chercheurs, l’aspartame pourrait provoquer des naissances prématurées et des cancers du foie et du poumon.Explications de France Soir...






L’aspartame est un des édulcorants les plus utilisés par l’industrie agroalimentaire. Il a été découvert en 1965. En France, il a été autorisé à partir de 1981, bien après les Etats-Unis (1974), où il a été rapidement accusé de tous les maux. Cependant, il y a deux ans, les autorités sanitaires européennes avaient affirmé qu’on pouvait en consommer sans problème. Or, hier, Europe 1 révélait que deux nouvelles études montrent que ces édulcorants, les substances qui donnent le goût sucré, sont mauvais pour la santé : ils pourraient notamment favoriser les accouchements prématurés et le cancer du foie et du poumon.

Gare aux boissons light


La première étude, danoise, porte sur un nombre impressionnant de personnes. Ainsi, la consommation de boissons fraîches de quelque 59.334 femmes enceintes a-t-elle été analysée. Il en ressort qu’un excès de sodas non gazeux sucrés aux édulcorants augmente le risque de prématurité du bébé de 29 %. Mais le pire, précise la radio de la rue François-Ier, ce sont les sodas gazéifiés non sucrés, avec édulcorants, de type light. Les résultats montrent que boire une telle boisson une fois par jour augmente le risque de 27 %. En consommer deux à trois par jour augmente le risque de 35 %. Pour celles qui en boivent plus de quatre, le risque que leur enfant naisse trop tôt bondit de 78 %.

6.000 produits alimentaires concernés


L’étude italienne concerne uniquement l’aspartame. Les femmes enceintes grandes consommatrices de sucrettes sont là encore concernées. Des expériences sur des souris montrent que cette consommation d’aspartame favorise à long terme les risques de cancer, notamment du foie et du poumon. Aussi, les auteurs de ces deux études interpellent-ils les autorités pour qu’elles revoient leur position sur les dangers de l’aspartame et autres édulcorants. L’enquête d’Europe 1 précise qu’on en retrouve dans plus de 6.000 produits alimentaires consommés par 200 millions de personnes dans le monde.



Alors, dans le doute, préférez les boissons sucrées à la stévia (cet édulcorant vertueux et officiellement sans contre-indication dont je vous ai parlé il n'y a pas si longtemps) comme le Fanta Still par exemple. A bonnes entendeuses!
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jeudi 21 octobre 2010

Le SIAL 2010 vous parle d'innovations!


Le Sial, le plus grand salon de l'alimentation a ouvert ses portes le 17 octobre au Parc des Exposition, Paris-Nord-Villepinte. Le magazine La Cuisine Collective l'a testé pour nous.


Pour cette nouvelle édition, le Sial a redoublé d'efforts en direction des professionnels de la restauration pour révéler une multitude d'aliments nouveaux, de produits et d'ingrédients inédits issus des cinq continents, et mis en valeur sur des espaces dédiés. Alors que le marché de la restauration hors domicile repart et que la créativité culinaire devient un axe majeur de différenciation, une longue visite au Sial s'impose !

L'innovation alimentaire mondiale

Pour Xavier Terlet, président de XTC World Innovation et consultant Tendances & Innovations du Sial, "L'industrie agroalimentaire est confrontée à un changement radical du regard du consommateur face aux produits alimentaires. Refusant l'infantilisation, il ne croit plus sur parole le prétendu " expert " qui affirme sans preuve ni démonstration que tel ou tel produit est " bon " pour lui. 

Il refuse les arguments marketing qu'il ne comprend pas ou qui lui paraissent douteux. Il réclame de la transparence et une information qu'il maîtrise, rejetant celle qui lui paraît trop complexe. Il sait gré au professionnel qui lui traduit de manière compréhensible et honnête la réalité de son produit. Manger est avant tout affaire de plaisir. Et le plaisir ne s'accommode pas du doute ! "
Dans ce cadre, Xavier Terlet dégage les ingrédients de l'innovation, des nouveaux goûts : goûts relevés, mélange fruits et épices, chocolat piment, miel, wasabi, gingembre…, des nouvelles textures : mousseux, multitexture, croustillant avec inclusions, perles…, des nouveaux ingrédients : graines (potiron, lin), " superfruits " (açai, acérola, cranberries, goji, guarana, noni, yumberry, myrtilles, goyave, griottes…), édulcorants naturels (stevia), lait de brebis, de chèvre, fleurs…
En résumé, pour ce spécialiste : " une innovation répond aux attentes d'un consommateur toujours plus responsable qui autorise l'audace (goût, texture, design…), permet le fait maison valorisant, privilégie la simplicité nutritionnelle comprise par le consommateur, met en avant des promesses crédibles, la non-utilisation d'ingrédients suspects, répond de mieux en mieux aux intolérances et aller
gies, facilite la manipulation des produits, apporte des garanties éthiques (citoyenneté, écologie…) et rompt avec les codes du passé… "

Les 11 tendances pour demain



Les produits Ultra : Le produit trop classique, milieu de gamme, ne fait plus recette. Le simple rapport qualité/prix, modèle des dernières décennies, a laissé la place au rapport bénéfice/prix, comme ce trio d'huiles d'olives récoltées à différents degrés de maturité, ou ce camembert avec une fine couche de truffes, ultrachic !
Le mélange des genres : pour apporter de nouvelles découvertes gustatives, le consommateur apprécie les associations d'ingrédients, les textures plus franches, des goûts forts, comme cette terrine de porc au fromage de chèvre et au thym, cette spécialité de poisson et fromage à tartiner, ou encore cette terrine de sanglier noisettes et mandarine acidulée à la roquette…
A la maison comme un chef : le " fait maison " ou " c'est moi qui l'ai fait " est de plus en plus revendiqué. Le consommateur recherchera les mêmes produits de base ou d'assemblage que ceux utilisés par les chefs, comme cette préparation de miel et d'épices pour cuisiner avec les conseils d'utilisation…
Restons simples : le besoin de compréhension des produits favorise l'émergence d'innovations qui jouent de leur simplicité comme d'un avantage. Retour aux sources où superflu et complexité n'ont pas leur place comme la " confiture " naturelle avec 80 % de fruits en flacon souple. Respect des saisonnalités comme cet assortiment de légumes de saison dans un panier en carton…
Naturel et sans risque : la naturalité est un gage d'innocuité pour le consommateur. Elle vient avec l'explosion des produits bio, les préparations naturelles et respectueuses des ingrédients, de leur valeur nutritive, comme ce plat cuisiné biologique pour bébés, un parmentier de topinambours, sans sel ajouté, sans épaississant, sans conservateur…
L'allergie, une problématique majeure : en 1980, 10 % de la population souffrait d'allergie ou d'intolérance, en 1999 plus de 30 %. L'offre adaptée se structure de manière inégale selon les pays mais on peut parier sur son potentiel tant les attentes seront importantes en la matière. Un exemple de cette tendance, une préparation pour crème catalane affiche le " sans gluten " !
La chasse aux ingrédients suspects : On remarque une volonté du consommateur de comprendre les produits, les ingrédients qui le composent, leurs origines. Alors, le café biologique et équitable décaféiné à l'eau affiche " sans solvant ", certifié AB, issu du commerce équitable, le camembert réduit de 25 % le sel…
Des bénéfices santé nouveaux : l'alimentation intervient sur les principaux risques, maladies cardio-vasculaires, l'ostéoporose, le mauvais transit. On note l'apparition de produits dont les promesses sont liées à l'allongement de l'espérance de vie, l'intellect, la mémoire, la protection cellulaire, comme ce jus de mangoustan biologique et antioxydant pour une cure de 10 jours, ou ce lait " future star " enrichi en DHA pour le développement intellectuel des enfants et précisant en japonais " la vie, c'est le DHA. Un bon cerveau, de bons yeux, un bon cœur. "
Look et self-control : le consommateur cherche à comprendre les effets de ce qu'il mange sur son corps, et devenir, de ce fait, acteur de sa consommation. A l'opposé des produits " light ", ces produits jouent sur la satiété et facilitent le dosage calorique, comme ce plat cuisiné équilibré de 249 kcal par portion, avec la volonté d'expliquer ce que le consommateur va manger, féculent, légumes, protéines…
Green attitude : les produits responsables en matière d'environnement sont boostés. La diminution des emballages est un levier. Le développement de produits qui mettent en avant leur bilan CO2 avantageux, comme ce jus de citron biologique présenté dans une bouteille écologique à base de maïs, 100 % biodégradable et compostable…
De la moralité dans nos produits : manger pour le plaisir certes, mais pas au détriment d'autrui. Il faut protéger les petits producteurs locaux, respecter les libertés syndicales, interdire le travail des enfants. Une nouvelle dimension " morale " comme le chocolat biologique équitable issu de l'agriculture familiale, avec l'indication du pays d'origine, de la coopérative qui produit le cacao et la photo du producteur.

A ne pas manquer !



L'espace Observatoire Tendances et Innovations (Hall 6), pour décoder les tendances de consommation internationales, pour découvrir les innovations des exposants.
L'espace Gourmet Expérience (Hall 8), dédié aux aliments rares, précieux et originaux.
Le village Nutrition-Santé (Hall 5b), un lieu d'échanges : évolution des offres santé & bien-être, diversité des cultures et recommandations, nouveaux aspects de l'information produit, pour un système alimentaire raisonné et durable.
La Cuisine du Sial, c'est ici que l'on découvre les événements culinaires du salon et de nombreuses démonstrations de chefs venus du monde entier.
In-Food Centre (Hall 5b), avec des conférences sur les innovations en PAI (Produits alimentaires intermédiaires), les tendances du goût dans le monde, les produits bio…

En chiffres

5 600 exposants.
19 secteurs produits
et filières alimentaires.
105 pays participants
et 22 régions françaises.
115 visites officielles.
148 000 visiteurs.
15 animations, temps fort.
150 conférences.
985 innovations produit.

Grand prix Tendances & Innovations

Parmi les 985 dossiers présentés, voici les 15 nominés.


Calicocktail, Roy René, des calissons aux recettes salées pour l'apéritif.
Cristaux d'huiles essentielles, Florisens, des cristaux d'huiles essentielles biologiques à cuisiner.
Croc'légumes, Pâtisserie des Flandres, des gaufrettes aux légumes riches en fibres, contenant au moins 50 % de légumes, et 62 calories par portion.
Cuisimiel, La cuisine au miel, Les ruchers du Gué, une préparation de miel et épices pour cuisiner, avec des conseils d'utilisation.
Honeyed preserve, Helios, une confiture de fruits au miel, 100 % naturelle, sans conservateur, sans arôme ou colorant artificiel.
Les aristocades, Biscuiterie de Provence, une gamme de biscuits aux saveurs originales, élaborés par un chef.
Maxi croque micro-ondable, Claude Léger, sélection des Mousquetaires, un croque-monsieur micro-ondable croustillant, prêt en 2 minutes 30.
Marinades liquides prêtes à cuire, prêtes à l'emploi, Saveurs Cuisinées, une gamme de marinades toutes prêtes pour viandes, légumes, poissons, etc.
Perlage di tartufo, Tartuflanghe, des perles de jus de truffe imitant le caviar.
Récréasun, Récréasun Triballat Noyal, des préparations aromatiques pour donner goût et croquant au yaourt. En dosettes individuelles. Produit vendu exclusivement sur Internet.
Ricewich, Ricewich- Sushi Ran BV, des sandwichs de riz où le pain est remplacé par un mélange de riz collant, de riz brun et de riz pour sushi, présents dans une coque plastique avec un sachet de sauce. Peut être consommé froid ou chaud, en le passant 30 secondes au four à micro-ondes.
Simple Fruit, Belberry Preserves, une confiture naturelle avec 80 % de fruits, présentée en flacon souple noir.
Styrian Pumpkin Seed Oil, Wolfnaturprodukte, une huile de grains de potiron, 100 % pure.
Tatratea Liqueurs 32 % à 72 %, Karloff Tatra Distillery, une liqueur de thé aux extraits de fruits et d'herbes, à consommer avec des glaçons, dans un thé chaud ou en cocktail. Présentée dans une bouteille sophistiquée opaque.
-18°, Daregal, un complément alimentaire surgelé pour le bien-être en berlingots individuels, 100 % naturel. La congélation préserve les extraits actifs.

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mercredi 13 octobre 2010

La stevia : une tendance très sucrée



  Tout le monde en parle : la stevia, nouveau "sucre sans sucre", pourrait bien définitivement prendre la place de votre bon vieux Canderel sur l'étagère de la cuisine. Mais cet édulcorant naturel révolutionnaire nous veut-il vraiment du bien? Enquête.



Un peu d'histoire...

Comme je vous l'avais déjà dit dans un précédent billet sur "Les nouvelles façons de sucrer", la stévia est originaire du Paraguay , où son nom signifie "herbe douce". C'est une plante dont est extrait un puissant édulcorant , le Rebaudioside A qui ne contient ni calorie et est 300 fois plus sucrant que le sucre lui-même. 

 


Une alternative 100% naturelle, à la différence des édulcorants de synthèse comme l'aspartame, utilisée depuis depuis plus de 2000 ans par les indiens Guarani comme sucre dans des breuvages médicinaux et autres élixirs. 




Ailleurs, les chercheurs ont commencé à s'intéresser à ses caractéristiques séduisantes il y près d'un siècle et ont démontré son potentiel pour traiter plusieurs pathologies telles que l'hypertension ou l'obésité.





 Pourtant, les débats se poursuivent autour de ses propriétés remarquables et sa commercialisation reste interdite, ou du moins extrêmement contrôlée, dans certains pays. 





Si la stevia est très populaire au Japon, où elle est un composant essentiel des sauces soja et de bien d'autres produits (on estime aujourd'hui que les japonais consomment autant de stevia que de sucre), aux États-Unis, son implantation a été bien plus tumultueuse. Les premières importations datent du début des années 80. La FDA ( Food and Drugs Administration), qui délivre les autorisations de mise sur le marché d'aliments et médicaments, fait encore preuve d'une certaine tolérance avant de faire la chasse à la fameuse plante et de finalement l'interdire du sol américain en 1991. Elle est partiellement réintroduite suite au vote d'une loi en 1994 autorisant sa commercialisation sous forme de complément alimentaire et non d'additif ajouté aux produits transformés.

En France, elle n'est autorisée que depuis septembre 2009, l'Afssa (Agence française de sécurité des aliments) ayant rendu un avis favorable, assurant aux consommateurs "une sécurité totale".

Où la trouve-t-on?

L'autorisation d'utiliser l'extrait de stevia dans certains produits alimentaires n'a pas échappé aux producteurs qui entendent bien surfer sur cette vague.


La stevia fait aujourd'hui partie intégrante des yaourts, notamment avec Danone et son Taillefine "sucré au rébaudioside A" ,  "sans colorants, sans conservateurs, sans aspartame et sans sucres ajoutés" et recommandé par le docteur Dukan lui même.








 On la retrouve également dans les sodas, comme le Fanta Still qui a troqué sa formule "30% de sucres en moins" contre l'argument stevia.









Elle est également notre nouveau sucre de table minceur, en comprimé ou en poudre.






Un allié régime et santé...

En plus de la l'attractive formule "zéro calorie", cette plante serait considérée étant cardiotonique, diurétique, hypoglycémique et réduirait la formation de la plaque dentaire. Selon certains, elle aurait également montré une certaine efficacité dans le traitement d'imperfections cutanées telles que l'acné.

A consommer toutefois avec modération si :
  • si vous souffrez d'hypertension, d'hypotension ou d'un diabète type 2 (dans ce cas, vérifiez régulièrement votre glucose sanguin ou votre tension artérielle, afin de faire ajuster votre médication si nécessaire.)
  • si vous êtes enceinte ou allaitez
  • si vous n'aimez pas la réglisse car le goût amer du stevia pourrait bien vous le rappeler!

En tout cas, cette plante qui a pour l'heure tout d'un petit  miracle a de beaux jours devant elle si on en croit Le Figaro et Le Monde qui affirment que d'ici 5 ans, elle pourrait prendre 25% du marché mondial des édulcorants.

Une bonne nouvelle pour les gourmandes!

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