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mardi 11 janvier 2011

Alimentation : l'addition est trop salée!

Ce n’est pas nouveau, notre consommation de sel est excessive. Les consommateurs connaissent généralement les risques liés à un abus chronique de sel, mais ce qu’ils persistent souvent à ignorer, ou plutôt occultent, c’est que plus de 70% du sel consommé provient des plats industriels et de ceux préparés dans les restaurants ou les fast-foods. Les autres aliments en cause : le pain, les céréales, les conserves, les charcuteries et les fromages. 
La preuve en chiffres : nous consommons jusqu’à 9 g de sel par jour, alors que nous ne devrions pas dépasser les 5g selon les recommandations de l’OMS. Certains d’entre nous ont la main lourde sur la salière, mais 70% du chlorure de sodium que nous consommons proviennent des aliments transformés : 25% viennent du pain, 8% des sandwiches et des gâteaux, 11% des charcuteries, 9% des plats cuisinés, sans oublier les sauces et autres pizzas.

Pour combattre cette surconsommation, l'association SALT (« Sodium alimentaire : limitons les taux ») a fait son apparition en octobre 2010 afin de promouvoir l’intérêt de limiter les taux de sodium dans les produits alimentaires issus de l’industrie agro-alimentaire. SALT réunit des professionnels et professeurs émérites : des nutritionnistes (Michel Krempf, CHU de Nantes), des endocrinologues (Eric Bruckert, Pitié-Salpétrière, spécialiste de la prévention des maladies cardio-vasculaires), des cardiologues…Une première en France ! 

Le but ? 
  • Promouvoir l’intérêt de limiter les taux de sodium dans les produits alimentaires ; 
  • Participer à la réalisation et à la diffusion d’outils d’information, de formation et de communication sur les effets du sodium alimentaire sur la santé ; 
  • Participer à la mise en œuvre de tous travaux permettant de développer les connaissances sur le sodium alimentaire et les moyens d’en limiter les taux.Son but : réduire l'utilisation de sel dans nos aliments. Pour cela, elle s’est dotée  de 3 commissions : l’une est dédiée à la consommation, une autre à la nutrition et la troisième à la réglementation. Les discussions sont engagées, car le sel est un enjeu majeur pour les professionnels du secteur alimentaire, sur le plan sanitaire mais également financier. 
Un petit rappel des risques sanitaires liés à une consommation de sel trop élevée s’impose. 
  
  • rétention d’eau 
  • hypertension  
  • augmentation de la tension artérielle et donc de risque de maladies cardiovasculaires telles que l’infarctus 
  •  maladies rénales  
  • ostéoporose 
  • obésité infantile

Alors, voici quelques petits gestes du quotidien pour limiter les dégâts

  • Je laisse la salière au placard, loin des yeux, loin de l’assiette ! 
  • Je laisse tomber le saupoudrage automatique 
  • Je préfère les produits frais aux plats industriels 
  • Je consulte les étiquettes sur les produits pour connaître la teneur en sel 
  •  Pour relever le goût d’un plat, j'utilise les condiments (oignons, échalotes) et les plantes aromatiques (persil, estragon, basilic) et aux épices (curcuma, curry, paprika, noix de muscade).

A vous de jouer !
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mercredi 13 octobre 2010

La stevia : une tendance très sucrée



  Tout le monde en parle : la stevia, nouveau "sucre sans sucre", pourrait bien définitivement prendre la place de votre bon vieux Canderel sur l'étagère de la cuisine. Mais cet édulcorant naturel révolutionnaire nous veut-il vraiment du bien? Enquête.



Un peu d'histoire...

Comme je vous l'avais déjà dit dans un précédent billet sur "Les nouvelles façons de sucrer", la stévia est originaire du Paraguay , où son nom signifie "herbe douce". C'est une plante dont est extrait un puissant édulcorant , le Rebaudioside A qui ne contient ni calorie et est 300 fois plus sucrant que le sucre lui-même. 

 


Une alternative 100% naturelle, à la différence des édulcorants de synthèse comme l'aspartame, utilisée depuis depuis plus de 2000 ans par les indiens Guarani comme sucre dans des breuvages médicinaux et autres élixirs. 




Ailleurs, les chercheurs ont commencé à s'intéresser à ses caractéristiques séduisantes il y près d'un siècle et ont démontré son potentiel pour traiter plusieurs pathologies telles que l'hypertension ou l'obésité.





 Pourtant, les débats se poursuivent autour de ses propriétés remarquables et sa commercialisation reste interdite, ou du moins extrêmement contrôlée, dans certains pays. 





Si la stevia est très populaire au Japon, où elle est un composant essentiel des sauces soja et de bien d'autres produits (on estime aujourd'hui que les japonais consomment autant de stevia que de sucre), aux États-Unis, son implantation a été bien plus tumultueuse. Les premières importations datent du début des années 80. La FDA ( Food and Drugs Administration), qui délivre les autorisations de mise sur le marché d'aliments et médicaments, fait encore preuve d'une certaine tolérance avant de faire la chasse à la fameuse plante et de finalement l'interdire du sol américain en 1991. Elle est partiellement réintroduite suite au vote d'une loi en 1994 autorisant sa commercialisation sous forme de complément alimentaire et non d'additif ajouté aux produits transformés.

En France, elle n'est autorisée que depuis septembre 2009, l'Afssa (Agence française de sécurité des aliments) ayant rendu un avis favorable, assurant aux consommateurs "une sécurité totale".

Où la trouve-t-on?

L'autorisation d'utiliser l'extrait de stevia dans certains produits alimentaires n'a pas échappé aux producteurs qui entendent bien surfer sur cette vague.


La stevia fait aujourd'hui partie intégrante des yaourts, notamment avec Danone et son Taillefine "sucré au rébaudioside A" ,  "sans colorants, sans conservateurs, sans aspartame et sans sucres ajoutés" et recommandé par le docteur Dukan lui même.








 On la retrouve également dans les sodas, comme le Fanta Still qui a troqué sa formule "30% de sucres en moins" contre l'argument stevia.









Elle est également notre nouveau sucre de table minceur, en comprimé ou en poudre.






Un allié régime et santé...

En plus de la l'attractive formule "zéro calorie", cette plante serait considérée étant cardiotonique, diurétique, hypoglycémique et réduirait la formation de la plaque dentaire. Selon certains, elle aurait également montré une certaine efficacité dans le traitement d'imperfections cutanées telles que l'acné.

A consommer toutefois avec modération si :
  • si vous souffrez d'hypertension, d'hypotension ou d'un diabète type 2 (dans ce cas, vérifiez régulièrement votre glucose sanguin ou votre tension artérielle, afin de faire ajuster votre médication si nécessaire.)
  • si vous êtes enceinte ou allaitez
  • si vous n'aimez pas la réglisse car le goût amer du stevia pourrait bien vous le rappeler!

En tout cas, cette plante qui a pour l'heure tout d'un petit  miracle a de beaux jours devant elle si on en croit Le Figaro et Le Monde qui affirment que d'ici 5 ans, elle pourrait prendre 25% du marché mondial des édulcorants.

Une bonne nouvelle pour les gourmandes!

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